Une enseignante expérimentée
Située dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, l’école primaire Marc-Favreau regroupe près de 400 élèves de diverses origines, dont certains amorcent leur parcours scolaire en classe de maternelle accueil. Enseignante chevronnée à la CSDM depuis plus de 10 années, Louise Joly adore les défis que comporte son métier, notamment celui d’amener ces élèves provenant de l’étranger à comprendre et à apprendre la langue française.
Sécurité, sentiment d'appartenance et estime de soi
Voici les trois axes sur lesquels reposent toutes les activités qui permettront la francisation de ces nouveaux arrivants en classe d'accueil.
Intégration et francisation
Étant donné le caractère plutôt anglophone du quartier, la plupart des élèves de la classe de madame Joly connaissent assez bien la langue anglaise. Cependant, dès la première rencontre avec les parents, l’enseignante leur mentionne qu’à partir du 31 octobre, soit deux mois après la rentrée scolaire, il ne sera plus permis aux élèves de communiquer en anglais, que ce soit entre eux ou avec l’enseignante. Elle recommande aussi aux parents d’inscrire leur enfant à des activités parascolaires, d’écouter la télévision en français et de se faire des amis dont la langue maternelle est le français.
Une journée dans la classe de madame Joly
D'abord, en arrivant en classe, chaque enfant accomplit la tâche qu'on lui a assignée : apporter le lait, prendre les présences, laver le tableau, etc. Ensuite, l'enseignante entame une petite causerie ou bien elle leur raconte une histoire. Après cet atelier, c'est le temps de bouger : une danse, une chanson, un jeu ou toutes ces activités à la fois! Les enfants mangent une collation pour reprendre des forces et terminent l'avant-midi par une activité de bricolage ou un jeu libre. Au retour du dîner, les élèves font une sieste pour être en pleine forme avant d’entamer une activité de mathématique ou de logique.
Ce sont de gros défis pour des élèves qui ne parlent pratiquement pas le français au mois d’août. Dès le mois de janvier, certains jeunes se débrouilleront très bien en français et la plupart d’entre eux seront en mesure de commencer la première année en classe régulière!