2009

Le plan Réussir interpelle la communauté 29 septembre 2009

Le plan Réussir dévoilé par la Commission scolaire de Montréal (CSDM) récemment s’étend bien au-delà des murs des écoles. Il s’adresse aussi à ceux et à celles de l’extérieur de l’école qui peuvent contribuer à faire la différence dans la réussite des élèves. Ce plan fait appel au savoir-faire et au savoir-être de la communauté.

L’établissement scolaire ne peut répondre seul aux besoins multiples de sa population scolaire. Il y a une responsabilité à assumer localement. Il faut sensibiliser les entrepreneurs et les commerçants qui embauchent les jeunes à respecter les heures de cours, à éviter des horaires qui ne conviennent pas aux élèves. Le travail des jeunes doit représenter une plus-value et non une contrainte aux études. Les chambres de commerce et associations de gens d’affaires doivent être interpellées.

Les entreprises doivent également être conscientes qu’offrir des emplois aux parents de ces jeunes assure une vie plus stable, plus saine et propice à la persévérance. Une initiative comme l’événement «Ovation» des hebdos Transcontinental est un exemple éloquent qui met en valeur des initiatives locales qui ont des répercussions positives sur l’ensemble de la communauté, dont la communauté scolaire.

Le milieu communautaire
Les organismes communautaires représentent des partenaires de choix dans leur rôle de soutien dans le milieu. À titre d’exemple, la «zone de persévérance scolaire» créée dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve témoigne d’une mobilisation hors du commun. Depuis 2005, des partenaires s’engagent autour de la réussite des enfants du quartier. Un peu partout dans le quartier, des affiches qui font la promotion de la persévérance apparaissent dans les vitrines des magasins et dans les lieux publics. Cet affichage illustre la valorisation de la persévérance scolaire par la communauté locale. Cette campagne profite d’une bonne visibilité qui fait réfléchir.

C’est ce que la présidente de la CSDM, Mme Diane De Courcy, qualifie «d’effet milieu» qui s’ajoute aux rôles de l’école, des enseignants, des parents et de l’élève lui-même. «L’effet milieu, c’est vivre en harmonie avec le quartier, les organismes communautaires et les institutions. C’est le mot harmonie qu’il faut retenir ici. Si tout un village éduque un enfant, où est le village? Nous avons besoin de tous les Montréalais pour faire réussir les élèves», déclarait Mme De Courcy lors de la présentation du plan Réussir à la mi-septembre.


Si le plan Réussir comporte des cibles institutionnelles à atteindre d’ici 2015, il interpelle également la communauté environnante de l’école et du milieu de vie des élèves et de leurs parents. Le rôle des parents est indissociable du succès de la réussite des élèves. Leur engagement est primordial. C’est pourquoi, Mme De Courcy insiste sur le lien étroit entre l’école et les parents. «La Commission scolaire répondra toujours présente pour des projets qui favorisent ces liens», assure-t-elle.

Rappelons que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) compte près de 100 000 élèves et plus de 15 000 employés répartis dans 126 écoles primaires, 29 écoles secondaires, 14 centres d’éducation des adultes, 8 centres de formation professionnelle et 27 lieux de services de scolarisation (écoles spéciales, centres hospitaliers, etc.). (www.csdm.qc.ca)

Renseignements :
Service des communications